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Litige entre anciens et nouveaux propriétaires
Sujet initié par Sarah, il y a 9 mois - 1290 vues

Bonjour,
J'ai acheté une maison en avril 2022 avec une cheminée et un poêle à bois étant ,sur les documents fournis lors de la vente, en état de fonctionnement.
Un ramoneur professionnel a fourni, avant la vente un certificat de ramonage vierge de toute mention particulière, stipulant simplement qu'il avait procédé au ramonage .
Ma famille et moi avons donc utilisé ces installations en confiance le premier hiver 2022/2023. En avril 2023 je fais faire le premier ramonage à mon nom et là surprise car l'installation du poêle n'est absolument pas aux normes et l'utilisation est plus que dangereuse !!!
Je fais donc faire par un professionnel un certificat de non conformité et je fais constater par un expert .
Mon assistance juridique me conseille un recours contre les anciens propriétaires car ils sont responsables des documents fournis lors de la vente, documents qui ne m'ont pas prévenue de l'état des installations de la maison . J'ai acheté une maison avec les points de chauffage au bois utilisables et non de décoration .
Le juge des référés m'a condamnée au titre de l'article 700 du code de procédure à payer aux anciens propriétaires la somme de 1800€ ...considérant qu'ils n'ont rien à voir dans ce litige ...
Aujourd'hui je me vois contrainte de payer pour une condamnation complètement délirante !!!
Je ne sais plus comment faire

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Immobilier/terrain : achat/vente, location (bail, loyers, expulsion), copropriété, voisinage, travaux, financement

Votre demande concerne l'achat ou la vente d'un bien, son financement ou son occupation, ou un litige lié au logement/terrain.

Elle peut viser un agent immobilier, un prêt immobilier, un vice caché, le syndic/copropriété et des résolutions d'assemblée, des baux (dont bail commercial), des loyers impayés/une expulsion, un conflit de voisinage/empiètement, la construction/VEFA, une SCI, un viager, une expropriation, ou un permis de construire.

Bail commercial : bail, loyer, renouvellement, révision, résiliation, cession, sous-location, travaux.

Vous êtes concerné(e) par un litige lié à un bail commercial (location d'un local professionnel) : rédaction/conditions du bail, changement d'affectation, déspécialisation, renouvellement, révision, résiliation, cession ou sous-location.

Le différend peut aussi porter sur des loyers impayés, l'indemnité d'éviction (et le droit de repentir), ainsi que les réparations et les travaux.

Successions : préparation ou règlement (donation, testament, héritage, assurance-vie), partage/indivision, réserve, conflit entre héritiers, recel.

Votre demande porte sur la préparation ou le règlement d'une succession (donation, testament, héritage, assurance-vie) ou sur un conflit entre héritiers.

Elle peut concerner l'indivision, un partage amiable ou judiciaire, un détournement d'héritage ou un recel successoral.

Société : création, structuration, statuts et pacte d'actionnaires, gouvernance/assemblée générale, opérations et cession, responsabilités, conflits associés/dirigeants.

Votre demande concerne la création, la structuration ou la vie d'une société, ou un litige lié à son fonctionnement : création d'entreprise, pacte d'actionnaires, gouvernance (AG, statuts, PV, comptes) et exercice des droits de l'actionnaire.

Elle peut aussi porter sur une levée de fonds/investisseurs, des restructurations (fusion, scission, transformation, acquisition), la cession de titres (et garanties type garantie de passif), la dissolution, des litiges avec des tiers, ou des conflits internes (abus de majorité/minorité, fautes de gestion, conventions réglementées, infractions).

Surendettement : dettes et dossier Banque de France (dépôt, contestation, plan, mesures imposées, effacement, recours).

Vous avez plusieurs dettes et vous n'arrivez plus à faire face à vos remboursements : dépôt ou contestation d'un dossier de surendettement (Banque de France).

Le dossier peut viser une solution (plan conventionnel de redressement, mesures imposées, rétablissement personnel), la contestation d'un refus, et la gestion de crédits (notamment crédits à la consommation) ou de situations aggravantes comme un abus de faiblesse.

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Vérifier si je dois proposer le bien au locataire en priorité (droit de préemption)

Cela permet de savoir si, avant de vendre le logement, vous devez d'abord le proposer au locataire en place. Dans certains cas, le locataire passe avant un autre acheteur et peut décider d'acheter le bien au même prix.Exemple : vous voulez vendre un appartement occupé, vous devez peut-être d'abord faire une offre au locataire.

Préparer un congé destiné au locataire pour vente

Cela consiste à rédiger le courrier officiel qui informe le locataire que vous mettez fin au bail parce que vous souhaitez vendre le logement. Ce courrier doit être envoyé dans les formes et délais prévus.Exemple : vous voulez vendre un appartement loué, vous devez prévenir le locataire par un courrier adapté avant la fin du bail.

Le locataire refuse de libérer les lieux

Cela signifie que le locataire reste dans le logement alors qu'il aurait dû partir, par exemple à la fin du bail ou après un congé valable. Vous pouvez alors avoir besoin d'être accompagné pour faire les démarches nécessaires.Exemple : la date de départ est passée, mais le locataire occupe toujours l'appartement.

Un désaccord sur la date de départ du locataire

Cela signifie que vous et le locataire n'êtes pas d'accord sur le moment où le logement doit être quitté. Le problème peut venir d'un préavis, de la fin du bail ou d'un courrier mal compris.Exemple : vous pensez que le locataire devait partir le 30 juin, mais lui veut pouvoir rester jusqu'au 31 août.

Un litige sur indemnité d'occupation / loyers pendant la vente

Cela concerne un désaccord sur les sommes à payer pendant que le logement est encore occupé au moment de la vente ou après la fin du bail. Il peut s'agir du loyer habituel ou d'une somme demandée parce que le locataire reste dans les lieux.Exemple : le logement a été vendu, mais le locataire est resté un mois de plus et un désaccord naît sur la somme à payer pour cette période.

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Les conditions suspensives de prêt (refus, justificatifs, délais)

Cela correspond aux règles prévues dans le document signé pour dire que l'achat ne se fera que si vous obtenez votre prêt dans les conditions prévues. Cela peut concerner le refus de la banque, les documents à fournir pour prouver vos démarches, ou le délai à respecter pour faire votre demande et recevoir une réponse. En pratique, il s'agit d'un événement futur et incertain dont dépend la suite de la vente.Exemple : vous signez pour acheter un appartement, mais la vente ne se poursuit que si la banque accepte votre crédit dans le délai prévu et si vous pouvez montrer que vous avez bien fait les démarches demandées.

La demande d'une prorogation / d'un report de délai

Cela signifie que vous demandez plus de temps pour accomplir une étape prévue dans la vente, parce que le délai initial est trop court ou ne peut pas être respecté. Il peut s'agir, par exemple, d'obtenir un prêt, de réunir des documents ou de décaler la signature.Exemple : vous demandez 15 jours de plus pour recevoir la réponse de la banque.

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Acheter à plusieurs / organiser l'indivision

Cela signifie que vous achetez le bien avec une ou plusieurs autres personnes et que vous voulez prévoir clairement comment cette propriété à plusieurs va fonctionner. Cela peut concerner la part de chacun, la répartition des dépenses ou les décisions à prendre plus tard.Exemple : vous achetez un appartement avec votre soeur et vous voulez définir qui paie quoi et comment le bien pourra être revendu plus tard.

Un conflit entre indivisaires (organisation, décision, sortie)

Cela signifie qu'il existe un désaccord entre les personnes qui possèdent ensemble le bien. Le conflit peut porter sur la gestion du bien, une décision à prendre, les dépenses à payer ou la volonté de rester ensemble ou non propriétaires.Exemple : vous achetez un bien à deux, mais plus tard l'un veut vendre alors que l'autre veut le conserver.

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Le vote des travaux

Cela concerne la décision de faire ou non des travaux dans la copropriété. Le désaccord peut porter sur le principe des travaux, leur utilité, leur coût ou le résultat du vote.Exemple : des travaux de façade ont été proposés en assemblée générale, mais vous contestez la décision prise.

La réalisation des travaux

Cela concerne la façon dont les travaux se passent dans la copropriété. Le problème peut porter sur le retard, la mauvaise organisation, la qualité des travaux ou le respect de ce qui avait été prévu.Exemple : des travaux votés dans l'immeuble devaient commencer en mars, mais ils prennent du retard ou se passent mal.

La contestation des travaux

Cela signifie que vous voulez remettre en cause des travaux décidés, en cours ou déjà réalisés dans la copropriété. Le désaccord peut concerner leur utilité, leur coût, leur régularité ou leurs conséquences pour vous.Exemple : vous estimez que des travaux ont été décidés ou réalisés sans respecter les règles prévues.

Je souhaite effectuer des travaux en copropriété

Cela signifie que vous voulez faire des travaux dans votre lot ou sur une partie liée à la copropriété, et que vous voulez savoir si vous avez une autorisation à demander ou des règles à respecter.Exemple : vous voulez remplacer des fenêtres, modifier un mur ou installer une climatisation.

On me reproche des travaux en copropriété

Cela signifie qu'un voisin, le syndic ou la copropriété vous reproche des travaux que vous avez faits ou commencés. Le problème peut concerner une autorisation manquante, une gêne causée ou des travaux jugés non conformes.Exemple : après avoir installé une véranda, la copropriété vous reproche de ne pas avoir obtenu l'accord nécessaire.

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Contester une décision d'assemblée générale (délais, forme, fond)

Cela signifie que vous voulez remettre en cause une décision prise lors de l'assemblée générale de la copropriété. Le problème peut venir du délai à respecter pour agir, de la façon dont la décision a été préparée ou votée, ou du contenu même de la décision. En principe, la contestation doit être engagée par un copropriétaire opposant ou absent non représenté dans les 2 mois suivant la notification du procès-verbal.Exemple : des travaux ont été votés, mais vous estimez que la convocation était irrégulière ou que la décision n'était pas justifiée.

Obtenir / communiquer des documents (comptes, pièces, PV, etc.)

Cela signifie que vous voulez demander, recevoir ou transmettre des documents liés à la copropriété, par exemple les comptes, les justificatifs de dépenses, les procès-verbaux d'assemblée générale ou d'autres pièces utiles. Le problème peut concerner un document manquant, refusé, incomplet ou transmis trop tard. En copropriété, certains documents doivent être mis à disposition des copropriétaires, notamment via l'espace en ligne sécurisé du syndic professionnel. Exemple : vous demandez le procès-verbal de la dernière assemblée générale ou les justificatifs de charges, mais vous ne les obtenez pas.

Mettre en cause la responsabilité du syndic

Cela signifie que vous reprochez au syndic une faute, une négligence ou un manquement dans la gestion de la copropriété. Le problème peut concerner une mauvaise gestion, un défaut de suivi, l'absence d'action, une erreur dans les comptes ou le non-respect d'une décision votée. Le syndic a pour mission d'administrer l'immeuble, de gérer ses finances et d'exécuter les décisions de l'assemblée générale ; sa responsabilité peut être recherchée s'il manque à cette mission. Exemple : malgré plusieurs alertes, le syndic ne fait pas le nécessaire pour traiter un problème important dans l'immeuble.

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Contester un congé

Cela signifie que vous voulez remettre en cause le courrier par lequel le propriétaire vous demande de quitter le logement. Vous estimez peut-être que ce courrier est injustifié, envoyé trop tard ou ne respecte pas les règles à suivre.Exemple : votre propriétaire vous demande de partir, mais vous pensez que ce congé n'est pas valable.

Demander un préavis réduit

Cela signifie que vous souhaitez quitter le logement plus rapidement que le délai normalement prévu. Vous demandez à bénéficier d'un délai plus court pour que la location prenne fin plus tôt.Exemple : vous devez déménager rapidement pour un nouveau travail et vous souhaitez partir avant la fin du délai habituel.

Litige sur la date de départ

Cela signifie que vous et le propriétaire n'êtes pas d'accord sur la date à laquelle vous devez quitter le logement. Le problème peut venir du calcul du préavis, d'un courrier mal compris ou d'un désaccord sur la fin du bail.Exemple : vous pensez pouvoir partir à la fin du mois, mais le propriétaire estime que vous devez encore un mois de loyer.

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Maitre Abraham ASSESSO
Inscrit au barreau de Hauts-de-seine - Nanterre
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Bonjour,

Dans ce type de litige immobilier, plusieurs voies peuvent être envisagées :

1. Vous pouvez contester la décision du juge des référés en interjetant appel, si le délai d'appel n'est pas dépassé. L'appel vous permettra de demander la révision de la condamnation, notamment au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

2. Sur le fond, la responsabilité des anciens propriétaires peut être engagée sur le fondement de la garantie des vices cachés si l'installation de chauffage présente un défaut sérieux non apparent qui rend la maison impropre à l'usage. L'expertise peut servir de preuve.

3. Il faut vérifier si les documents de vente contenaient une clause limitant cette garantie ou indiquant que les installations étaient en état. Si les anciens propriétaires ont menti ou caché un vice, ils peuvent être tenus responsables.

4. Vous pouvez aussi saisir un avocat spécialisé en droit immobilier pour vous assister et évaluer la meilleure stratégie.

5. Par ailleurs, si vous êtes condamnée à payer une somme au titre de l'article 700, vous pouvez tenter de négocier ou demander une réduction de ce montant lors d'un appel.

Merci de valider ma réponse.
BELIGHA
Chère Madame,

Je comprends votre désarroi. Non seulement vous faites face à une situation dangereuse avec votre poêle à bois, mais en plus, vous êtes condamnée à verser de l'argent aux anciens propriétaires alors que vous cherchiez à faire valoir vos droits. C'est une situation très frustrante et qui peut sembler injuste.

Il est important de comprendre ce qui a pu se passer au tribunal et quels sont vos recours possibles.

Le juge des référés est un juge de l'urgence. Il prend des décisions rapides pour des mesures provisoires (comme une expertise judiciaire, ou l'arrêt de travaux dangereux) mais ne tranche pas le fond du droit de manière définitive.

La condamnation au titre de l'Article 700 du Code de Procédure Civile signifie que vous avez été condamnée à rembourser une partie des frais d'avocat et autres frais de procédure engagés par la partie adverse (les anciens propriétaires). Le juge des référés a pu considérer que votre demande n'était pas "manifestement fondée" ou qu'elle ne relevait pas de l'urgence, ou que les preuves présentées à ce stade ne suffisaient pas à démontrer la faute des vendeurs.

Ce jugement n'est pas une décision sur le fond de l'affaire. Il ne dit pas que les anciens propriétaires sont innocents ou que vous avez tort sur le fond de votre litige. Il dit simplement que, dans le cadre de cette procédure d'urgence (les référés), la demande que vous avez présentée (probablement une demande d'expertise judiciaire ou une injonction de payer) n'était pas justifiée à ce stade. C'est souvent un risque quand on s'engage dans une procédure en référé sans un dossier suffisamment solide ou si la demande ne correspond pas aux critères de l'urgence.

Votre situation concernant le poêle non conforme relève potentiellement de plusieurs angles juridiques :

Le vice caché (Article 1641 et suivants du Code Civil) :

Une cheminée ou un poêle non conforme aux normes de sécurité, rendant son utilisation dangereuse, pourrait être considéré comme un vice caché. Un vice caché est un défaut grave et non apparent au moment de la vente, qui rend la chose impropre à l'usage auquel on la destine ou qui diminue tellement cet usage que l'acheteur ne l'aurait pas acquise, ou n'en aurait donné qu'un moindre prix, s'il l'avait connu.

Le fait que les documents indiquent un état de fonctionnement et que le ramonage était vierge de mentions conforte l'idée que le défaut n'était pas apparent.

Le manquement à l'obligation de délivrance conforme (Article 1604 du Code Civil) :

Le vendeur est tenu de délivrer une chose conforme à ce qui a été convenu. Si le contrat stipule que le poêle est en état de fonctionnement (et donc d'un fonctionnement sécurisé), et que ce n'est pas le cas, il y a un manquement.

La responsabilité du vendeur :

Un vendeur professionnel est présumé connaître les vices de la chose vendue. Un vendeur non professionnel (particulier) peut être tenu responsable s'il a agi de mauvaise foi (s'il connaissait le défaut et l'a caché) ou s'il a fait une déclaration trompeuse (par exemple, un document affirmant que tout est en état de fonctionnement sans réserve).

Le certificat de ramonage :

Un certificat "vierge de toute mention particulière" délivré avant la vente peut être trompeur s'il ne reflète pas la réalité de l'installation. Il pourrait engager la responsabilité du ramoneur s'il a commis une faute professionnelle en n'identifiant pas la non-conformité. Ce ramoneur professionnel a une obligation de conseil et de diligence.

La décision du juge des référés n'est qu'une étape. Votre bataille sur le fond du dossier n'a pas encore eu lieu.

Faire appel de la décision du juge des référés (si le délai est encore ouvert) :

Si vous avez été notifiée de la décision de référé récemment, vous avez un délai d'un mois pour faire appel de cette condamnation à payer les 1800 €. Votre avocat pourra évaluer si cet appel est pertinent. C'est une procédure distincte du procès sur le fond.

Lancer une procédure "au fond" pour le vice caché ou le manquement à l'obligation de délivrance :

C'est la démarche principale que vous devez envisager. Cette fois, ce n'est plus le juge de l'urgence, mais le juge du fond (Tribunal Judiciaire) qui statuera sur la responsabilité des anciens propriétaires.

Vous aurez besoin d'une nouvelle expertise judiciaire contradictoire. L'expert nommé par le tribunal aura pour mission de déterminer l'origine et l'ampleur de la non-conformité, si elle était cachée au moment de la vente et si les vendeurs pouvaient la connaître. Votre certificat de non-conformité et votre rapport d'expert privé seront des éléments de votre dossier, mais une expertise judiciaire sera nécessaire.

Ce que vous pourrez demander :

Le remboursement des frais de remise aux normes du poêle.

Le remboursement des frais d'expertise.

Des dommages et intérêts pour le préjudice de jouissance (ne pas avoir pu utiliser l'installation en toute sécurité), et potentiellement un préjudice moral.

Le remboursement des 1800 € que vous avez été condamnée à payer en référé, si le juge du fond estime que votre action était bien fondée.

Envisager un recours contre le ramoneur professionnel :

S'il est avéré que le ramoneur a fourni un certificat "vierge" alors qu'il aurait dû détecter des non-conformités graves, il a commis une faute professionnelle. Vous pourriez envisager de l'assigner en justice pour obtenir réparation du préjudice causé par son manquement à son devoir de conseil et d'information. C'est un dossier distinct mais qui peut être lié.

Discutez de TOUS ces points avec votre avocat. Votre assistance juridique vous a conseillé un recours, et il est crucial de comprendre pourquoi le référé n'a pas abouti comme espéré et quelle est la meilleure stratégie pour la suite.

Ne payez pas les 1800 € immédiatement si vous envisagez de faire appel de la décision de référé. Discutez-en avec votre avocat.

Rassemblez toutes les preuves : Le compromis de vente, l'acte de vente, le certificat de ramonage d'avant vente, le certificat de non-conformité du nouveau ramoneur, le rapport de votre expert, toutes les factures des professionnels qui sont intervenus, et bien sûr la décision du juge des référés.

La situation est complexe car elle implique plusieurs intervenants et types de procédures. C'est pourquoi un accompagnement juridique solide est indispensable. Ne vous découragez pas, le fait que le juge des référés ait rendu cette décision ne signifie pas que vous avez perdu l'affaire sur le fond.

Merci d'indiquer que j'ai répondu à votre question en cliquant sur le bouton vert de ma réponse.
#Meilleure réponse
il y a 9 mois
Sarah
Merci, pour la rapidité de votre retour !!
La condamnation date de février 2025 et mon avocat a fait appel mais ayant quelques problèmes de santé, j'ai un peu mis de côté ce dossier litige et aujourd'hui mon avocat me conseille vivement de payer, par n'importe quel moyen,cette somme ... La menace de l'huissier à ma porte n'est même pas voilée...
il y a 9 mois
BELIGHA
Je comprends tout à fait votre situation et que, face à des problèmes de santé, certains dossiers complexes puissent passer au second plan. C'est d'autant plus stressant quand votre avocat vous pousse à payer et que la menace d'un huissier se fait sentir.

Si votre avocat vous conseille de payer, même à l'amiable, cela signifie probablement que :

L'appel n'est pas suspensif de l'exécution de la décision des référés : En droit français, un appel d'une décision de référé n'est généralement pas suspensif d'exécution. Cela signifie que même si vous faites appel, la partie adverse (les anciens propriétaires) a le droit de demander l'exécution de la décision du juge des référés (c'est-à-dire le paiement des 1800 €) pendant que l'appel est en cours d'examen.

L'huissier est une menace réelle : Si les anciens propriétaires ont un titre exécutoire (ce qu'est la décision du juge des référés), ils peuvent effectivement faire appel à un huissier de justice pour recouvrer la somme. L'huissier peut alors procéder à des saisies (sur vos comptes bancaires, sur vos biens meubles, etc.) si vous ne payez pas.

Les frais s'accumulent : Non seulement l'huissier va vous réclamer les 1800 €, mais il va également ajouter ses propres frais (frais de commandement de payer, frais de saisie, etc.), ce qui augmentera considérablement la somme due. Plus vous attendez, plus la facture risque de grimper.

Votre avocat, en vous conseillant de payer, cherche probablement à vous éviter ces frais supplémentaires d'huissier et la gêne occasionnée par les procédures d'exécution forcée.

Quelles options s'offrent à vous face à cette situation ?
Malgré la pression, vous avez encore des marges de manœuvre :

Négocier un échelonnement de paiement avec l'avocat adverse (ou l'huissier) :
Si vous ne pouvez pas payer les 1800 € en une seule fois, demandez à votre avocat de contacter l'avocat des anciens propriétaires (ou directement l'huissier, si la procédure est déjà lancée) pour négocier un plan de paiement échelonné. Proposez des mensualités que vous pouvez réellement tenir. Mieux vaut un paiement échelonné que de laisser les frais d'huissier s'accumuler.

Demander à votre avocat une "demande d'arrêt de l'exécution provisoire" (si l'appel a été interjeté) :
C'est une procédure exceptionnelle qui peut être demandée à la Cour d'appel. Elle vise à suspendre l'exécution de la décision de première instance (ici, la décision de référé) dans des cas très précis. Votre avocat serait le mieux placé pour évaluer les chances de succès d'une telle demande, car les conditions sont strictes (par exemple, si l'exécution risquerait d'entraîner des conséquences manifestement excessives pour vous, ou si la décision est manifestement contraire au droit). C'est une démarche distincte de l'appel sur le fond.

Considérer la condamnation comme un coût temporaire :
Si l'appel de la décision de référé aboutit à une infirmation de la condamnation (c'est-à-dire que la Cour d'appel vous donne raison et annule la condamnation à l'article 700), ou si votre action "au fond" contre les anciens propriétaires est couronnée de succès, vous pourriez obtenir le remboursement de ces 1800 € (plus les frais d'huissier si vous avez dû les payer).

En conclusion
La menace de l'huissier est sérieuse car l'appel d'une décision de référé n'est pas suspensif. Votre avocat vous conseille probablement de payer pour éviter une aggravation des frais et des désagréments liés à une exécution forcée.

Votre priorité est de discuter calmement avec votre avocat pour :

Comprendre précisément les raisons de cette urgence et les prochaines étapes de l'huissier.

Voir s'il est possible de négocier un échelonnement du paiement.

Évaluer l'opportunité d'une demande d'arrêt de l'exécution provisoire en Cour d'appel.

Le paiement de cette somme ne signifie pas que vous abandonnez votre litige sur le fond concernant le poêle. C'est une gestion des conséquences immédiates de la décision des référés en attendant que la justice se prononce de manière définitive sur la responsabilité des anciens propriétaires.
il y a 9 mois
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